Le guetteur du beffroi de Bergues

samedi 9 mars 2019
par  François DART
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Depuis vingt-sept ans il habite au sommet de la tour, où son père l’avait précédé pendant trente-sept ans.

Toujours tout seul, ou presque, Gustave Bailly, "Baille" disent les Berguois, passe le temps à réparer les chaussures de ses concitoyens.


Tous les deux jours, il quitte son poste et vient passer la nuit au milieu des siens.

Quand l’heure a sonné au bourdon, le guetteur annonce sa présence aux habitants par trois coups supplémentaires.

Puis, la nuit, quand tout repose dans la vieille cité flamande, il crie l’heure aux quatre coins de la tour sur la ville endormie.

Et rien n’est plus étrange au milieu du silence que cette voix grave, modulant sur un rythme lent et triste ces paroles, chant humain après les notes métalliques de la cloche : "De Kloke es twolf heuren". (La cloche sonne douze heures).

André Biébuyck (Le Nord Illustré, mai 1910).

Belle évocation de la vie à Bergues ... loin d’un film à succès !