14 - Le bien vieillir - Nos amis les bêtes

lundi 12 décembre 2016
par  Gérard FICHELLE, Louis BOUTEL
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J’interviens régulièrement dans un Ehpad accueillant des personnes atteintes de troubles cognitifs.


Il y a un an, l’établissement a recruté Hamlet, un superbe Golden retriever aux longs poils blonds. Le chien longuement dressé pour répondre aux sollicitations de personnes handicapées a été confié au kiné de la résidence.

La présence d’Hamlet a transformé, à tous les niveaux, les relations dans l’établissement. Le quadrupède a incité de nombreux résidents à se lever, à marcher et à être plus actifs. Ses bienfaits ont également été observés dans les relations entre soignants et, plus inattendu, dans les rapports des soignants avec les familles des résidents.

Dans cet univers complexe, Hamlet a fonctionné comme un puissant fédérateur, incitant tous les acteurs à se regarder et à se parler davantage. Il ne fait plus aucun doute que lorsque l’animal est un partenaire, il améliore les conditions de vie des hommes.

On ne dira jamais assez tout le bien qu’il y a pour les personnes vivant seules à posséder un animal de compagnie. Celui-ci est un réservoir d’amour inconditionnel, il ne juge pas, il peut repérer nos changements émotionnels et assouvit notre besoin vital de toucher et d’être touché.

Ma préférence va aux chiens, car ils obligent à un minimum d’exercice lors des sorties. De plus, ils sont d’excellents agents de relation publique tant ils facilitent les contacts.

D’après certaines études, les propriétaires de chiens expriment moins d’insatisfaction vis-à-vis de leurs conditions physique, émotionnelle et sociale que la moyenne. Plus généralement, il a été démontré que la simple présence d’un animal domestique, y compris un poisson rouge, renforçait les défenses immunitaires et rendait plus « attirant » à l’égard de son prochain.

Olivier de Ladoucette,

Praticien hospitalier,

Psychogériatre.


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