Dunkerque - La rue des Pierres

lundi 18 février 2019
par  François DART
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On l’appelle toujours ainsi à Dunkerque cette rue, l’une des plus vieilles de la ville et son nom ne sera guère oublié, tout humble qu’il soit à côté de sa nouvelle appellation de rue du “Maréchal French” qui ne sert d’ailleurs que pour les étrangers.

Il y a plus de 300 ans qu’elle s’appelle rue des Pierres et c’est l’une des rares de Dunkerque dont le nom n’a pas varié alors que les caprices de la mode et les passions politiques ont infligé à presque toutes les autres rues, quatre, cinq ou six noms différents.

On n’est pas bien sûr de l’origine de ce nom de rue des Pierres et s’il indique le nom propre ou le substantif — quelques uns prétendirent jadis que l’artère fut nommé ainsi parce que lors de son passage à Dunkerque, le tsar de Russie Pierre le Grand y logea or c’était en 1717 et déjà des documents de 1680 indiquaient la rue des Pierres.

D’après une vieille tradition transmise dans les familles du quartier, le nom viendrait des trois premiers propriétaires de terrains dans la rue à peine habitée vers 1600, lesquels, tous les trois, par une bizarre coïncidences s’appelaient Pierre ; nous avons été à même de vérifier, dans les papiers de famille tout au moins la matérialité des faits.

L’hypothèse la plus vraisemblable, et à laquelle nous nous rallions, est que la rue des Pierres, en flamand “Steen Straat” signifie en réalité rue du Fort ou du Fortin traduction plus exacte du flamand.


En effet un fortin était situé à proximité dans les fortifications de la rue de Hollande, le long du quai,
pour défendre l’entrée de la Panne qui se jetait, tout près, dans le port.

Une autre graphie en Flamand du Westhoek (le notre) est possible "Steenstraete" à remarquer qu’il n’est pas indiqué au pluriel comme en Français ce qui renforce la traduction de Fortin.

La fameuse maison de 1630 (n° 28) dans la rue des pierres juste à côté de l’institution Fénelon (n° 26).

La même maison mais sous un autre angle (issue d’un article du Nord-Maritime source Jean-Claude Lagrou).

On remarque une dame, jetant son eau souillée dans le caniveau, pour la petite histoire, je vois encore cela dans ma rue, ce qui peut sembler paradoxal, car si je considère ce qui se passe chez moi, il s’agit en fait de faux caniveaux, juste destinés à collecter les eaux pluviales.

De plus en raison d’un petite pente, le seul côté drainant est le côté impair, celui ou se trouve les accès au collecteur des eaux pluviales.

De braves ménagères habitant du côté pair, continuent de déverser les eaux sales devant chez elles, ce qui fait que cette souillure traverse la rue ...

Habitude quand tu nous tiens ...