Attention aux abus après la pose d’un compteur LINKY !

mardi 8 mai 2018
par  Louis BOUTEL
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Information transmise par une adhérente.

Des démarcheurs indélicats se font passer pour des agents EDF ou ENEDIS après l’installation d’un compteur Linky et font signer un document électronique sur une tablette.

Le signataire se retrouve alors abonné à un contrat autre qu’EDF.

Soyez très vigilants et appliquez les consignes de la CLCV : NE SIGNEZ RIEN !!
Ni avant, ni pendant, ni après les travaux d’installation d’un compteur Linky ...
même si vous avez à faire à un beau parleur !

Si vous avez été victime de cette pratique, résilier l’abonnement avant 14 jours en renvoyant le formulaire de rétractation obligatoirement remis lors de la signature d’un contrat … et n’hésitez pas à porter plainte !

Cordialement,

Daniel Ducrocq


Bonjour,

As t’on le droit de refuser de signer quoi que se soit sur tablette plutôt que sur une feuille de papier classique ?

Voici le résumé de ma mésaventure :

Mon assureur fait venir un "expert" pour un dégâts des eaux. Cet expert (qui est en fait un artisan) me fais signer sur sa tablette tactile 2 documents en faisant un gros zoom sur la signature, et en me disant "c’est pour l’assurance vous inquiétez pas ... en me parlant d’attestation de TVA ou de franchise ... je ne sais plus ..."

Je signe car il insiste que c’est pour que mon assureur.

Avant son départ il me dit "bon ben je reviendrais suite a l’autorisation de travaux que vous m’avez signé".

Je lui demande de tout annuler, il refuse en disant "vous faites tout un plat mais c’est pour votre assureur, je vous enverrais la copie par email" et part sans la moindre action possible de ma part ...

Est ce que si n’importe quelle profession vous demande de signer un document sur tablette vous êtes en droit d’exiger la version papier et rejeter toute utilisation de la tablette ?

Merci


La loi du 17 août 2015 relative à la transition prévoit d’équiper 35 millions de foyers français de compteurs communicants à horizon 2021. La CLCV rappelle, tout d’abord, que les usagers ne peuvent refuser la pose des compteurs Linky (seules les collectivités locales concédantes ayant cette faculté), même si dans la pratique, ERDF ne force pas la main.

La CLCV estime que les compteurs Linky sont un plus pour le consommateur mais restera vigilante sur plusieurs points essentiels.

Le compteur Linky relevant chaque jour la consommation à distance doit permettre aux usagers d’être facturés en fonction de la consommation réelle et non plus de la consommation estimée, souvent surévaluée par le distributeur.

En permettant d’avoir une information précise et fréquente (par jour, par semaine ou par mois) sur l’écran du compteur et, par internet, sur la consommation réelle, il contribuera à mieux maitriser la consommation.

Pour autant, le compteur Linky n’est pas gratuit, contrairement à ce qui peut être dit. Certes, l’installation ne sera pas facturée, mais le « surcoût net » du compteur sera répercuté sur le tarif payé par le consommateur. Compte tenu des gains de productivité annoncés, la CLCV considère que ce surcoût net ne devrait pas être facturé.

Concernant les données personnelles, elles sont la propriété des usagers. L’accord explicite et écrit de ceux-ci devrait donc être obligatoire pour toute utilisation en dehors du contrat de fourniture d’électricité. Même si ERDF assure avoir respecté toutes les règlementations de cryptage en vigueur, la CLCV sera vigilante sur le respect de ce point sensible compte tenu du harcèlement commercial que nous subissons aujourd’hui.

Outre ces plus apportés aux consommateurs, plusieurs questions restent encore sans réponse, notamment :

Les ondes : le compteur Linky ne risque-t-il pas de renforcer le bain électromagnétique dans lequel nous vivons déjà ?
Le montant du « surcoût réel » ;
Et à l’avenir, le risque de multiplication d’offres modulables qu’il sera difficile de comparer.

Sur ces questions actuellement sans réponse, la CLCV interroge ERDF ainsi que l’Agence régionale de santé et la Commission nationale informatique et libertés.